La longue histoire de la maca

Vue de la cordillères des Andes au Pérou

La maca est depuis toujours une plante sacrée au Pérou.

Il y a plus de 3000 ans, les Incas, Indiens originaires des hauts plateaux péruviens de la région de l'Altiplano, ont été les premiers à consommer la racine de maca (Lepidium meyenii Walpers, nom latin de la maca).

Ils en avaient alors à disposition à l'état sauvage dans leur contrée isolée des Andes, la maca poussant à plus de 3500 mètres d'altitude.

C'est d'ailleurs l'une des rares plantes à supporter de telles conditions climatiques, ce qui n'a pas échappé aux Incas qui se nourrissaient alors de ses racines.

Son nom « Maca » vient du Quechua, la langue des Incas, encore parlée par leurs descendants aujourd'hui. Selon Pulgar Vidal (1985), ce mot proviendrait de la contraction de deux mots quechuas : "MA" signifiant altitude et "CA", nourriture qui fortifie. Elle est aussi appelée "ginseng péruvien" ou "viagra péruvien" à cause de ses vertus aphrodisiaques.

La maca fait partie de la famille des Brassicaceae. Elle était au départ cultivée dans les montagnes des Andes comme ressource alimentaire, à l'image de la pomme de terre, puis pour ses vertus thérapeutiques et son pouvoir fortifiant.

Le tubercule constituant la base de l'alimentation quotidienne des Péruviens. Elle était aussi utilisée dans la médecine traditionnelle et pour ses pouvoirs sur la sexualité et la fertilité.

Une histoire mouvementée

Des restes de maca datant du néolithique ont été retrouvés dans la cordillère Andes, témoignant de son utilisation depuis des millénaires.

D'autres preuves attesteront plus tard, au 16e siècle, de son utilisation par les Incas au moment de la conquête espagnole notamment, durant laquelle plusieurs chroniqueurs la mentionneront dans leurs écrits.

conquête de l'Amérique par les espagnols

En 1613, Guamán Poma de Ayala, chroniqueur indigène péruvien, avait noté que les Incas l'utilisaient pour alimenter leurs guerriers.

Découvrez notre article sur la maca & les performances sportives.

Considérée comme sacrée, ils lui attribuaient le pouvoir de donner force et vitalité à leurs combattants. Un atout de taille à une époque où les Incas devaient lutter contre les envahisseurs espagnols. Malheureusement, elle n'aura pas suffi à les renvoyer chez eux.

La consommation de maca expliquerait donc la grande résistance des Incas à un environnement aussi hostile lié à l'altitude et au froid rigoureux des montagnes.
Mais un jour, l'église décida d'interdire la maca sous peine d'ex-communication et de damnation éternelle.

Heureusement, quelques communautés indiennes autour de la région du lac Titicaca, qui avaient échappé à la christianisation, perpétuèrent la production de la maca.

Ce n'est ensuite qu'en 1980 que des botanistes américains s'intéressèrent à nouveau à la plante et la classèrent comme espèce en voie d'extinction.

La racine de maca est alors déclarée comme une "des cultures perdues des Incas" par le Conseil National d'investigation des États-Unis.

Après étude de la plante, les scientifiques, qui découvrirent avec stupeur ses incroyables bienfaits, incitèrent les Indiens à développer sa culture malgré les conditions de production difficiles.

Une demande croissante

Jusque dans les années 90, la maca était consommée uniquement par les péruviens. Elle s'est exportée hors des frontières péruviennes après que le président du Pérou Alberto Fujimori mentionne dans un discours lors d'un voyage au Japon les bienfaits de la maca.

Grâce à ses grandes qualités pharmaceutiques, la demande dans le pays puis au niveau mondial fit un bond en avant pour se commercialiser partout dans le monde : au Japon, au Venezuela, aux Etats-Unis principalement et depuis quelques années en Europe.

Si les bienfaits de la Maca sont nombreux, ce sont ses vertus aphrodisiaques qui ont fait sa renommée internationale.

Malheureusement, certains commencèrent à faire pousser la plante sans respecter le mode de culture et les conditions climatiques dont a besoin la racine pour se développer.

Résultat catastrophique : les nouveaux procédés firent perdre les véritables principes actifs de la plante.

C'est pourquoi il est important de bien choisir sa Maca !

Heureusement, depuis son expansion anarchique et les dérives qu'elle a subies, la plante a fait l'objet de réglementations notamment par la mise en place de licences dans de nombreux pays.
 

 

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Maca Dynveo